Service, Observation, Dégustation

Préambule 

     Avant la dégustation de nos Crémants de Bourgogne, assurez vous de posséder le matèriel approprié :

  • Le seau à glace est sans conteste le meilleur berceau. Pour l'apéritif, le Crémant de Bourgogne devra être servi à une température idéale entre 6 et 8° C. Une température moins fraîche, entre 9 et 12 °C sera mieux appréciée pendant le repas.
  • L’esthétisme et la qualité du verre participent à l’appréciation du Crémant. La forme idéale du verre est haute, pour que les bulles aient le temps de grossir avant d’arriver à la surface,et légèrement évasée pour que le gaz carbonique ne s’échappe pas trop vite. La flûte est donc préférable à la coupe.

 

Ouverture


     Lors de l’ouverture d’une bouteille de Crémant de Bourgogne (pour un droitier) il est conseillé, après avoir enlevé le dessus de la coiffe et le muselet, de tenir la bouteille par le corps avec la main gauche et de tourner la bouteille en tenant fermement le bouchon avec la main droite, en évitant ainsi de vriller le bouchon au risque de le casser net à la base du goulot.
     Le service du Crémant de Bourgogne se fait en tenant la bouteille par le corps.

     Depuis la deuxième fermentation, le gaz carbonique dissous dans le vin est enfermé dans la bouteille ; à son ouverture, au retour de la pression atmosphérique, le gaz carbonique va pouvoir repasser à l’état gazeux. À l’extraction du bouchon, seul le gaz comprimé dans le col s’échappe en faisant entendre une légère explosion. Le reste du gaz contenu dans le vin s’en échappe progressivement.

 

Versement

 

     Les turbulences provoquées par l’impact du Crémant au fond du verre emprisonnent de nombreuses bulles d’air, vers lesquelles diffuse le gaz carbonique dissous dans le vin. Ces bulles grossissent, formant la mousse du premier versement qui disparaît assez rapidement.

     Le versement du liquide a aussi ses règles : lent et régulier, il permet à la collerette de s’établir harmonieusement. Un versement en deux temps favorise le maintien prolongé de la collerette.

 

Après le service


     Si la bouteille n’est pas finie, vous pouvez conserver le Crémant de Bourgogne à l’aide d’un bouchon spécifique appelé « stoppeur » qui évitera la perte du gaz. Le vin peut ainsi être conservé quelques temps au réfrigérateur.

 

 

A l'intérieur de votre flûte

 

     Une fois le liquide au repos dans le verre, de nouvelles bulles se forment à partir d'irrégularités présentes sur la paroi du verre ou de particules en suspension dans le vin. Ces microcavités retiennent par capillarité des micro-bulles vers lesquelles le gaz carbonique du vin diffuse. Lorsque ces bulles sont assez grosses, elles se détachent et montent à la surface, laissant derrière elles une micro-bulle fixée à la cavité par capillarité… et l’histoire d’une nouvelle bulle commence.

 

Les trains de bulles

 

     Du même site de départ partent une succession de bulles. Cette file ininterrompue forme un “ train de bulles ” entre la micro-cavité et la surface du vin. Au cours de leur ascension les bulles se chargent de gaz et grossissent.

 

La survie des bulles

 

     À la surface, les bulles peuvent disparaître en se dégonflant ou par amincissement et rompre le film de vin qui les sépare de l’air. Une petite bulle peut aussi se fondre dans une plus grosse ou deux bulles voisines fusionner. Heureusement, certaines des macromolécules du Crémant viennent se mettre en place entre le vin et le gaz des bulles. Ces macromolécules stabilisent alors les bulles qui formeront la collerette.

 

La collerette ou cordon

 

     Les bulles s’accumulent contre la paroi du verre, elles vivent là de quelques secondes à plusieurs minutes, puis disparaissent en laissant place à de nouvelles bulles ; la collerette stable à nos yeux est en fait en perpétuelle transformation.

 

La dégustation

 

     Une fois l'appréciation de l'effervescence terminée, les étapes de la dégustation sont les mêmes que pour les autres vins : Aspect visuel, olfactif, et gustatif. 

Dans les règles de l'Art

Il existe un monde de plénitude et d’excitation en même temps.

D’abord un instant de béatitude devant un prompt versement,

 

Il apparaît une écume soyeuse et une mousse généreuse.

Celle-ci est éphémère mais joyeuse, une période lumineuse.  

 

En disparaissant, il nous parvient un murmure et un crépitement.

Le cordon apparaît incertain, et se renouvelle assidûment,

 

Approvisionné de milliers de bulles en un ballet tourbillonnant.

Un spectacle ou en préambule, l’orchestre subtil est persistant.

 

On découvre l’acrobatie de perles éparses et virevoltantes,

Puis le train de bulles s’affaiblit, celles-ci deviennent moins filantes

 

Le frémissement nous échappe, le calme revient tout doucement.

Les dernières bulles qui s’échappent meurent sur un air triomphant.   

 

La farandole et le feu d’artifice font place au ravissement.

C’était la belle histoire de l’effervescence au Domaine Brigand.

 

                                                Auteur Ghyslain Brigand